Entretien avec un Leader

Entretien avec un Leader

Michel Bon

Dirigeant d’entreprise  // Président du Conseil de surveillance de Devoteam
Young Leader 1981

Qu’est ce qui a éveillé votre intérêt pour les Etats-Unis ?

Tocqueville, que j’ai lu dans les années 60 et qui fut un de mes émerveillements de jeunesse. Mais je ne suis allé aux Etats-Unis pour la première fois qu’à 35 ans.

Pourquoi avez-vous présenté votre candidature au programme Young Leaders ?

J’ai été invité à participer à la première réunion, au printemps 1981 par Ezra Suleiman, qui était alors responsable de ce nouveau programme. Je pense que c’est mon ami Alain Minc qui lui a suggéré mon nom pour étoffer la représentation des participants travaillant en entreprise coté français.

Quelles sont selon vous les qualités nécessaires pour être un leader dans le monde d’aujourd’hui ?

La vision, bien sûr, qui devient si difficile quand la multiplicité d’informations rend plus difficile le discernement.

Que vous a apporté le programme Young Leaders ? Quel est votre meilleur souvenir des sessions annuelles?

Des amitiés (je suis resté lié avec les trois américains de mon année qui travaillaient en entreprise), et de quoi alimenter beaucoup de réflexions, notamment sur nos différences culturelles.

Mon meilleur souvenir : la découverte de la Californie lors de la troisième session, au printemps 1982.

Quelle différences ou similitudes ont pu vous marquer dans le style de management d’entreprise en France et aux Etats-Unis ?

Le plus frappant est sans doute qu’après avoir passé cinquante ans à nous nourrir de la littérature managériale américaine, il y a encore aussi peu de similitudes. Cela témoigne sans doute de l’étendue de nos différences culturelles.

Quelle personnalité américaine vous inspire particulièrement ?

Wilson, comme incarnation de cette qualité américaine qu’est la confiance dans l’homme et l’avenir.

Quel métier rêviez-vous d’exercer lorsque vous étiez enfant ?

Maire de ma ville…

Qu’aimez-vous faire pendant votre temps libre ?

Arrivé à 70 ans, je devrais savoir répondre à cette question puisque mon temps est réputé libre. Or il ne l’est pas vraiment. J’en conclus que je ne suis pas doué pour le temps libre.